Instabilité au Proche-Orient
Présents depuis plusieurs années au Salon du livre de Beyrouth, et après l'annulation du Salon 2006, nous espérions participer à celui d'octobre 2007. Les cartons étaient prêts, le container déjà à l'aéroport de Paris, lorsque nous avons appris qu'il était une nouvelle fois annulé... Les organisateurs espèrent le reporter au début de l'année 2008, à suivre donc !
Plusieurs de nos auteurs vivent à Beyrouth:
Monsieur Tarek Mitri, Ministre de la Culture de l'actuel gouvernement
libanais (et Ministre des Affaires étrangères ad-interim), auteur
du livre "Au nom de la Bible, au nom de l'Amérique" paru en
septembre 2004.
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Monsieur Tarek Mitri en train de dédicacer son livre sur le stand de l'ASDEL lors du Salon du Livre de Beyrouth 2005. Ce livre est paru alors que M. Mitri était encore responsable de programme au bureau des relations inter-religieuses du Conseil Oecuménique des Eglises (COE) à Genève. |
| Cette dédicace rencontra un énorme succès: en moins d'une heure, tous les exemplaires disponibles avaient trouvés preneur. | ![]() |
Monsieur Gregory Buchakjian est l'auteur de "Halte" paru au printemps 2006. Il est l'animateur d'un site consacré aux "voyages non traditionnels", www.baronbaron.com . On trouve actuellement sur son site une page sur la situation au Liban, qui renvoie aux blogs de plusieurs habitants de Beyrouth. Ci-dessous, les photos de la dédicace de "Halte" à la CD-Thèque de Beyrouth le 4 mai 2006, avec des commentaires de l'auteur:
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«La réaction des personnes qui ont lu ou commencé à lire est très différente de la Suisse où je suis classé parmi des livres très sérieux. Ils ont tous trouvé le livre extrêmement drôle et certains l'on lu d'une seule traite. Une collègue m'a dit avoir passé la nuit avec en explosant de rire à chaque fois, empêchant son mari de dormir.» |
«Le public était très varié. Il y avait des gens de l'alba (collègues, étudiants), des personnes plus agées (amis de mes parents) et c'était un joli mélange socio culturel. Il y a eu même un député du haririen et un responsable aouniste (les deux partis adverses de notre classe politique) qui se sont arrangés pour se retrouver nez à nez (avec entre eux le fils du fondateur du parti chiite amal!!!) mais je te rassure, tout s'est passé dans la bonne humeur.» |
«Il y a eu beaucoup de monde et le trottoir devant la CD-Thèque
n'était pas de trop pour la foule qui est restée jusque tard
dans la soirée.
Heureusement que nous avons eu du beau temps.» |
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«Nous avons vendu dans la soirée 149 copies
(et autant de signatures!) ce qui est je crois un résultat assez
satisfaisant.»
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Et aussi les auteurs qui ont participé au livre Territoire Méditerranée, soit Pierre Abi Saab, Ashkal Alwan, Catherine Cattaruzza, dblu (Rana Haddad et Pierre Hage-Boutros), Mazen Kerbaj, Bernard Khoury, Wael Kodeih, Rabih Mroué, Walid Sadek, Akram Zaatari.
Depuis plusieurs années, la collection terres promises jette un regard sur le Proche Orient. Témoignages, littérature, analyses...
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Dominique Caillat: En 1997, Dominique
Caillat a fait tourner en Israël une pièce sur le camp de
concentration de Theresienstadt, jouée par des enfants et adolescents
allemands. Fascinée par ce pays, elle y est revenue régulièrement
par la suite afin notamment de rassembler les éléments d’une
nouvelle oeuvre théâtrale, Etat
de piège, dont le présent ouvrage décrit à
diverses reprises le « making of... ». Mais ce livre est d’abord
une présentation pénétrante des multiples ressorts
d’une situation toujours plus effrayante. En 42 chapitres brefs
et incisifs, Dominique
Caillat fait revivre les entretiens marquants qu’elle a menés
avec des Israéliens et Palestiniens des deux côtés
de la Ligne Verte. Intellectuels, militaires, activistes ou simples citoyens
livrent ainsi sous sa plume leur vision, quand il en reste encore une,
d’un conflit dont l’issue ne peut être que la paix ou
la mort. Sur des aspects tels la mémoire, le mur de séparation,
l’exode, les mouvements pacifistes, les colons ou la fracture interpalestinienne,
Dominique Caillat livre des éclairages inédits, en prenant
parti mais dans le respect sincère de deux peuples qu’elle
affectionne avec la même intensité. |
Luis Lema: Luis Lema est à peine arrivé avec sa famille
comme correspondant permanent à Jérusalem pour le journal
"Le Temps", que l'Intifada el Aqsa éclate. D'abord émerveillé
par Jérusalem, il assiste alors à la dévastation
des paysages, autant intérieurs qu'extérieurs. |
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Riah Abu el-Assal: Ce livre est le témoignage étonnant de l'évêque
anglican du diocèse de Jérusalem qui se définit comme
un «Arabe israélien, chrétien et palestinien ».
Souvenirs d'enfance, années libanaises, retour dans un pays qui
s'appelle désormais Israël, lutte quotidienne pour la dignité
d'un peuple, cet homme courageux et pacifique raconte ses combats pour
un Etat palestinien, une justice réelle, une réconciliation
avec Israël. Au sujet de l'auteur: Riah Abu el-Assal est né en 1937 au sein d'une famille chrétienne de Nazareth. Prêtre pendant 32 ans à Nazareth, il est intronisé en 1998 évêque du diocèse de Jérusalem. |
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Ghada Karmi: A la recherche de Fatima est à la fois un témoignage personnel et une mine d’informations historiques sur la période qui a précédé la création de l’Etat d’Israël et celle qui l’a suivi. En 1948, l’auteure a neuf ans. C’est la date à laquelle elle quitte Jérusalem, sa nourrice Fatima et son enfance. Pendant une année à Damas, chez ses grand-parents maternels, elle est confrontée à une société musulmane très conservatrice. La famille s’installe ensuite à Londres où elle vivra un long exil. Avec acuité et finesse, Karmi parvient à cerner la naissance d’une identité complexe: au mieux arabe et anglaise, mais bien plus souvent ni vraiment occidentale ni tout à fait arabe, pour toujours à cheval entre deux cultures. |
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Collectif sous la direction de William Ossipow: Il y a, dans la courte histoire de
l’Etat d’Israël, une succession interminable de violences
subies ou infligées. Dans ce livre, cinq chercheurs basés
à Tel-Aviv et à Genève analysent sous plusieurs angles
originaux la difficile relation politique qu’Israël établit
avec l’autre. |
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Yitzhaq Shami: Le statut d’Yitzhaq Shami est tout à fait singulier: il est considéré à la fois comme juif et palestinien. Né en 1888, Shami parlait ladino avec sa mère et arabe avec son père. Appartenant à la communauté juive séfarade d’Hébron, il a grandi dans un milieu orthodoxe. Shami est mort à Haïfa à l’âge de soixante ans, en 1949. Ses nouvelles incarnent avec réalisme et saveur la vie au Proche-Orient au début du vingtième siècle. La traduction française des Nouvelles d’Hébron est un événement. |
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Sumaya Farhat-Naser: Née en 1948 dans un petit village près de Ramallah au sein d’une famille patriarcale, Sumaya Fahrat-Naser refuse de se marier à 14 ans, comme le veut la tradition. Elle décide de partir terminer sa scolarité en Allemagne et y poursuit ses études. Confrontée à l’histoire germano-juive, elle prend conscience de l’antisémitisme et des victimes de l’holocauste. Cela déclenche un vrai processus d’identification qui va lui permettre de comprendre différemment sa propre situation. De retour dans ce qui est devenu les territoires occupés, l’auteur enseigne à l’université de Bir Zeit, et s’engage alors dans un travail pour la paix avec les femmes. Ce livre raconte la difficile approche de ces femmes israéliennes et palestiniennes qui apprennent à se connaître, à surmonter la méfiance, les malentendus et peu à peu osent se parler franchement. |
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Matthew McAllester: Matthew McAllester, journaliste pour le Newsday envoyé à Bagdad pour couvrir le conflit, est arrêté le 25 mars 2003, et se retrouve incarcéré pendant huit jours dans la prison d'Abu Ghraib. Même si cette incarcération est pour lui un enfer, loin de se gargariser de son expérience, l'auteur la met en perspective pour raconter avec une finesse et une empathie rare les vicissitudes des Irakiens aux prises avec le régime de Saddam Hussein. Les pages exceptionnelles qui décrivent les rencontres du journaliste après la chute du dicateur avec ses anciens geôliers sont uniques, puisqu'il est le seul ex-détenu occidental à avoir réussi à faire parler les «Mukhabarat». |
Flore de Préneuf: Journaliste et photographe pendant quatre ans à Jérusalem, Flore de Préneuf nous livre son carnet de route. Clairvoyant, déroutants, incisifs, jamais complaisants, ses textes et ses photographies mettent dos à dos les belligérants et nous donnent une idée de la polyphonie discordante qui déchire cette région. |
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Territoire Méditerranée Ecrivains, cinéastes, plasticienne
ou architecte; journalistes ou commissaires; du Liban, de Suisse, de France
ou d'Algérie, ils prennent la parole dans cet ouvrage pour dire,
chacun fort de son expérience, ce que l'autre est pour lui: l'Occidental,
le riche, l'exotique, l'arabe. Et aussi, ce que signifie être ce
que l'on est par rapport à l'autre. Pas de doute: des deux côtés
de la Méditerranée le besoin est impérieux, plus
encore après le 11 septembre, d'une ouverture sur l'extérieur. |
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L'Accord de Genève, un pari réaliste Ce livre donne, pour la première fois, la traduction française autorisée, approuvée par ses acteurs, de «l'accord de Genève» du 1er décembre 2003. Dévoilée après deux ans de négociations secrètes, l'«initiative» de Genève, pour renouer les liens et faire progresser la paix entre Israéliens et Palestiniens, a été unanimement saluée dans le monde. Pour la première fois depuis les accords d'Oslo, elle présente un plan de paix complet, précis, cartes à l'appui, avec une volonté d'aborder toutes les difficultés et de parvenir à des compromis concrets et définitifs. Quel que soit son destin, ce texte fera date. |
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Béatrice Guelpa et Nicolas Wadimoff: L’Initiative de Genève
est lancée le 1er décembre 2003. Enthousiasmé par
une paix tout à coup envisageable, le monde entier se presse sur
les bords du Léman pour le baptême officiel de cet accord
parrainé par la Suisse. Béatrice Guelpa et Nicolas Wadimoff
décident de suivre les promoteurs de l’Initiative en Israël
et Palestine, et d’en faire un film, [L’Accord]. Mais sur
le terrain, une fois la cérémonie passée et son formidable
écho médiatique évanoui, ils sont frappés
par le contraste entre la paix rêvée de Genève et
la réalité. Les Israéliens sont fatigués et
fatalistes. Les Palestiniens indifférents ou, pire, méfiants.
Comme dans un thriller, le lecteur est pris dans ce qui devient une aventure,
autant celle du film que celle de ces héros, parfois Don Quichotte,
qui osent à nouveau prononcer le mot paix. Rarement un récit
aura montré avec autant de finesse combien le chemin de la paix
s’avère plus difficile que l’autoroute qui mène
à la guerre. |
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Le Manifeste, c'est l'engagement d'un groupe de citoyens suisses ou vivant en Suisse pour la paix israélo-palestinienne. Il s'est donné une définition risquée: «mouvement pour une paix juste et durable au Proche-Orient». Manifestations silencieuses, débats, films, organisation de la première rencontre entre des parlementaires israéliens et palestiniens à Genève depuis la deuxième Intifada avec l'Union interparlementaire, Le Manifeste est suivi et soutenu depuis ses début par le photographe Jean Mohr. Ce livre rassemble les images qu'il a prises de ce mouvement: sobres, épurées, on y voit des personnalités juives et arabes émues d'être ensemble. |
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Florence Smyth-Florentin: «L'affaire de la Palestine, c'est comme le drame de l'extermination de millions du Juifs en Europe nazie, tout cela regarde bien les lecteurs de la Bible. Mais loin de se laisser aller à des transpositions terme à terme, le lecteur doit passer par où le texte a fait une première brêche dans le tissu serré des questions et des réponses qui lui faisaient front et masquaient ce quelque chose de nouveau ou d'autre qu'il avait à dire. Ce travail exige la même sévère ironie qui fut celle de Job à l'égard de ses faux amis, la même bataille avec les obscurités du réel que tout homme connaît dès qu'il apprend à marcher. Surtout s'il s'agit d'exercer la même vigilance critique à l'égard des discours et des gestes contemporains que l'on se plaît depuis plus d'un siècle à exercer à l'endroit de vieux textes et des mythes qu'ils transmettent.» |
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Bichara Khader: Cet ouvrage est une contribution importante à la compréhension de la place de la Palestine dans les consciences et les stratégies des peuples et des Etats européens depuis les Croisades à nos jours. C'est une fesque historique sur la longue durée, et c'est ce qui fait son originalité. Le professeur Bichara Khader tient à souligner qu'il ne cherche ni à projeter une vision moralisatrice sur l'Histoire, faite de récriminations et d'anathèmes, ni à faire une histoire-plaidoyer prodomo, ni, a fortiori, à reconstruire une histoire sur les décombres d'un rêve blessé. Il rappelle à l'Europe, à travers ce cheminement historique, son devoir de mémoire face au problème palestinien qu'elle a largement contribué à créer, en même temps qu'il lance un appel à l'Union européenne pour un rôle accru en Méditerrannée, et particulièrement en Palestine, rompant avec la logique de puissance et fondé davantage sur la communauté de destin. Par l'étendue du champ historique qu'il couvre, par la richesse de la documentation, par la multiplicité des thèmes abordés, cet ouvrage est appelé à devenir un instrument de travail indispensable à tous ceux qui s'intéressent à la Politique Etrangère et de Sécurité Commune de l'Union Européenne et aux relations entre l'Union Européenne et la Palestine en construction. |
Laurence Deona: La guerre à deux voix La guerre au féminin. La guerre subie par des femmes d'Israël et des femmes d'Egypte qui m'ont livré leur vie, chacune de son côté, chacune dans son camp. Ce document n'est pas un roman. C'est du vécu. Ce n'est pas là le livre des drapeaux bien repassés. C'est le livre des drapeaux linceuls. Et de la révolte.
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Laurence Deonna: Moyen-Orient, Femmes du combat, de la terre et du sable Les voyages au Moyen-Orient de Laurence Deonna, après la Guerre des Six jours, l'ont amenée dans la plupart des points chauds de cette partie du monde, à savoir la Syrie, la Jordanie, l'Irak, le Koweit et l'Egypte. Le livre relate ses propres impressions et aventures. Elle a eu l'occasion de rencontrer et d'observer des femmes représentant les milieux les plus variés: des femmes résistantes d'El Fatah aux jeunes filles des minorités juives de Syrie, des femmes fellahs d'Egypte aux jeunes princesses du golfe Arabique, des bédouines aux femmes professeurs, médecins, etc... A lire par tous ceux qu'intéressent la réalité humaine qui se cache derrière les communiqués officiels. |