Cafés mortels

Sortir la mort du silence

28,00 CHF
Auteur(s):
Crettaz Bernard
Pages:
136
ISBN:
978-2-8309-1390-3
Date de publication:
30/04/2010
 

Description

Dans la foulée des Cafés philo, des Cafés mortels réunissent en Suisse depuis 2004 des assemblées de personnes autour de la mort. Avec la vocation de susciter des témoignages personnels sur un rapport à des deuils lointains ou récents. En six ans, 40 Cafés mortels se sont déroulés en Suisse principalement, sous la conduite de Bernard Crettaz qui dresse ici un bilan sur cette expérience unique en son genre.

Ces rencontres autour de la mort adoptent la culture du bistrot où l’on parle à bâtons rompus entre deux verres et trois assiettes. Cette atmosphère libère une parole qu’entravent des secrets générés par la mort et que la société contemporaine contribue à entraver dans les prisons de l’intimité. Ces secrets sont légions. Dans ce livre, Bernard Crettaz en évoque un certain nombre, sortis au grand jour au Café mortel : suicides, morts d’enfants, décès accidentels, liés aux non-dits familiaux, à Exit ou aux cérémonies funèbres qui se sont formellement bien déroulées mais qui cachent des détresses plombées par le silence.

Au-delà des témoignages dont l’auteur se fait l’écho, Bernard Crettaz explique les règles à suivre pour que la parole sur la mort se libère, notamment du mythe pervers de la « bonne fin » qui se répand aujourd’hui dans les mentalités. Pour l’auteur, il faut restituer à la mort sa dimension irréductible, sauvage, brutale et scandaleuse, cette dimension qui la restitue à la vie, à sa vérité.

Auteur

Bernard Crettaz, sociologue et ethnologue, a été conservateur au Musée d’ethnographie de Genève. Cofondateur de la Société d’études thanatologiques de Suisse romande, il a publié de nombreux essais sur la culture des montagnes valaisannes et sur la mort.

Table des matières

revue de presse

"Bernard Crettaz réinvente les repas d'enterrement: une façon de se libérer des morts et de célébrer son retour parmi les vivants." L'école des parents, juillet/septembre 2012

"Ouvrage court et très stimulant, offrant à profusion observations et pistes de réflexion." ETR, 2012/4

"La communication autour de la mort se fait rare, mais le besoin de parler est toujours là. Un échange que le sociologue a voulu poursuivre dans un lieu aussi "canaille" que le bistrot, où l'on boit et mange tout en lâchant des choses essentielles, à l'instar de ces fêtes du tonneau d'enterrement. Un lieu où l'on entre et sort à sa guise, un lieu où l'on n'est obligé à rien et où, du coup, on peut tout se permettre." L'Alsace, 2 juillet 2011

"Une lecture très pertinente d'une expérience stimulante, tellement utile pour des sociétés qui voudraient faire l'économie de la mort." Revue d'histoire et de philosophie religieuses, tome 91/2, 2011

"Pas facile de parler en public de sujets aussi intimes que le chagrin, le deuil, la mort. Et pourtant, les Cafés mortels remportent un franc succès. Ni thérapie, ni prêche, ni religion dans ces séances gratuites et ouvertes. " Avantages, février 2011

"Les participants ont du mal à se quitter. On s'attarde, on s'échange des coordonnées, des idées, des conseils. Il est surprenant de voir tout ce que l'on peut dire de profond, d'authentique et d'intime à des inconnus." Réforme, 28 octobre 2010

"Le terme, délibérément caustique, désigne deux heures de "conversation de bistrot", échanges aléatoires et à bâtons rompus autour de la mort. La sienne, celle des autres, celle qu'on appréhende, celles qui ne passent pas. Pas de thérapie, de prêche, de "spiritualité", mais du vin, de la bière, du fromage et de la charcuterie. Bernard Crettaz veut renouer avec la tradition païenne des repas de funérailles, où les vivants resserraient leurs liens tout en lâchant ce qu'ils avaient sur le coeur." Libération, 27 octobre 2010

"L'intention de Bernard Crettaz n'était pas de lancer une mode. Il a obéi à un ordre souverain, venu du fond de sa vallée, où le repas de funérailles était une fête. Aujourd'hui, il souhaite que "la mort puisse rejoindre le coeur de la cité, sortit du silence et montrer le lien fondamental entre mort et vérité"." Le Monde, 30 octobre 2010

"The concept, although a little morbid, is straightforward enough - a dozen strangers meet to have a drink and talk about death for a couple of hours. The participants in Paris were surprised by how straightforward the discussion was." The Independent, 1er novembre

"Ses parents lui ont jadis montré le tiroir de la mort, le tiroir d'une commode qui contenait tout ce qu'il fallait pour le jour de leur décès. Les Cafés mortels sont son propre tiroir de la mort, qu'à son tour il entend transmettre. Enfant, il a appris qu'il fallait sortir la mort du silence. A tous ceux qui le veulent, il apprend désormais à parler." L'Hebdo, 22 avril 2010

"Un ouvrage riche en témoignages et en réflexions sur notre attitudes - et sur celle de la société occidentale - face à la finitude. Parler de la mort autour d'un verre, ça aide à vivre !" Tribune de Genève, 14 mai 2010

"Quarante Cafés mortels ont déjà libéré la mort du tabou qui l'entoure. (...) Ce livre aborde les témoignages à bâtons rompus, en autant de règles à suivre pour que la parole sur la mort se libère des discours exclusivement thérapeutique ou institutionnels." Le Courrier, 27 avril 2010

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