A propos de l'événement
Marie-Laure Choplin et Vincent Smetana : regards croisés de deux auteurs de la Petite Bibliothèque de Spiritualité
Connaissez-vous la collection Petite Bibliothèque de Spiritualité, des éditions Labor et Fides? Elle compte des signatures mémorables, qu’on vous encourage à (re)découvrir : Lytta Basset, Francine Carrillo, Marion Muller-Colard, et bien d’autres ! Nous aurons le grand plaisir d’accueillir deux auteurs «coups de cœur» de cette collection pour parler de leurs nouveaux livres: Marie-Laure Choplin pour Il arrive que quelqu’un vienne, et Vincent Smetana pour Longtemps, je me suis caché de bonheur.

Il arrive que quelqu’un vienne
Il arrive que quelqu’un vienne nous faire entendre que la musique singulière de chaque vie participe de l’indéchiffrable symphonie du monde. Dans un texte où la poésie naît d’une justesse sans compromis, l’autrice remet en question l’accompagnement dit «spirituel»: espace et temps, parole et silence, impuissance et présence, engagement et liberté, juste place… Explorant minutieusement ce territoire à la plume, voilà qu’il apparaît comme le pays de quiconque est en quête de rencontre vraie. Marie-Laure Choplin borde la rencontre en nommant tous ses dangers: emprise, faux-semblant, évitement ou domination. «Accompagner» et «être accompagné» signifient l’un comme l’autre de reconnaître sa propre vulnérabilité et notre besoin essentiel que quelqu’un vienne confirmer notre existence par sa présence. C’est là que se lève le Souffle: entre nous. Séparés: il nous faut l’être. Ensemble: il nous faut l’être. Un livre compagnon pour faire grandir en soi et entre nous l’art exigeant de la juste présence.

Longtemps je me suis caché du bonheur
«Une sortie de route comme nous en vivons tous un jour ou l’autre: rupture, accident, deuil… et la vie perd soudain ses contours familiers. Vincent Smetana décide alors de s’enfermer dix jours dans un ancien couvent où se côtoient dans le silence et la prière d’autres vies abîmées, étrangement gracieuses, sous le regard d’un chat désinvolte peut-être plus concerné qu’il n’y paraît. Dix jours pour mâcher une à une les dix paroles qu’on nous transmet sous le nom impropre de commandements, dix jours pour » laisser la chose cachée sortir son museau hors du papier.
Il en va alors de sa vie, et du même coup de la nôtre: faire de ces paroles un pain quotidien pour retrouver la parole, balbutier des prières, fraterniser avec d’autres errants et traverser nos déserts. Vincent Smetana taille les dix commandements dans une poésie à ras de terre, déjouant à la fois les impasses d’une religion que la vie n’irrigue plus et le hors-sol d’une poésie édulcorée. Un texte fort dans une langue incisive et sensible pour ne pas nous cacher plus longtemps du bonheur.
