À la suite de la révolution radicale de février 1845, une fracture se produisit au sein du protestantisme vaudois entre les tenants de la subordination de l’Eglise à l’Etat et ceux qui choisirent la séparation. Nationaux et Libristes se trouvèrent ainsi divisés jusqu’à ce que le contexte de sécularisation avancée des années 1950 rende possible une perspective de négociation à nouveaux frais. Elle conduisit en 1966 à la fusion des Eglises nationale et libre dans une nouvelle entité, l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud. Ce livre retrace l’origine et l’histoire d’une dissidence qui rompit avec l’ordre politico-religieux imposé par le radicalisme. L’histoire d’une minorité active qui a marqué le paysage religieux, intellectuel et social du canton de Vaud pendant plus d’un siècle.
2e édition avec une postface inédite de Sarah Scholl.
